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Le 9 mars 2010 - 08:08
Visite de plateau: «The High Cost of Living» avec Zack Braff et Isabelle Blais (photos)
Rachel Nadon 

Le 9 mars est la dernière journée de tournage pour toute l'équipe de The High Cost of Living de Deborah Chow. Montréal, avec ses travers, son Chinatown et ses quartiers colorés, campe le décor du premier long métrage de la cinéaste anglo-canadienne qui met en vedette Zack Braff (la série «Scrubs», «The Last Kiss», «Garden State»), Isabelle Blais et Patrick Labbé.
Avec ses cheveux rouges et son regard pétillant, Deborah Chow est intarissable lorsqu'il est question de son film. Plus encore lorsqu'il est question des acteurs. «Nous sommes vraiment, vraiment chanceux que, pour un premier film, nous ayons cette distribution. Zack Braff, Isabelle Blais et Patrick Labbé sont très professionnels. Ça aide énormément d'avoir des acteurs très forts.» Elle estime que, sans eux, le film aurait difficilement été terminé à l'intérieur des 21 jours prévus.
Le film The High Cost of Living met en scène Henry (Zack Braff), un revendeur de drogue qui heurte Nathalie (Isabelle Blais) et s'enfuit, alors qu'il conduisait en état d'ébriété. Celle-ci perd son bébé et n'arrive pas à trouver le réconfort nécessaire auprès de son mari Michel (Patrick Labbé). Pour se racheter, Henry se liera d'amitié avec Nathalie, jusqu'au jour où celle-ci apprend son identité, provoquant alors des choix pénibles.
Des acteurs impliqués
À sa deuxième expérience cinématographique en sol québécois, l'acteur américain Zack Braff se dit heureux du déroulement du tournage et de la réalisation de Deborah Chow. Aussi cinéaste et scénariste, il avoue avoir de la difficulté à rester dans son simple rôle d'acteur. « Lorsque je réalise un film, j'ai une vision, des opinions très fermes. Là, en tant que comédien, je peux aider Deborah, mais je dois lui laisser sa place.»
Pour lui, le film raconte surtout l'histoire de «ce qui arrive après un drame». Le propos du film est d'ailleurs ce qui le l'a le plus touché. «Lorsque j'ai lu le scénario, ça m'a tellement bouleversé! Je n'en revenais pas. Tout de suite, j'ai voulu faire partie de ce projet.» La même chose s'est produite pour la comédienne Isabelle Blais, qui interprète Nathalie. Tout de suite, elle s'est aussi sentie interpellée par les mots de Deborah Chow. «Le scénario est vraiment fabuleux. Et avec Deborah, on s'entend à merveille. C'est comme si ça faisait longtemps que je la connaissais!»
Le rôle de Nathalie, Isabelle Blais l'a abordé comme un défi. «C'est très dramatique comme film. D'avoir connu l'expérience de la maternité, ça m'aide beaucoup. Toutes les émotions qui se rattachent au bébé, je les ai vécues.» Elle avoue que, même si elle était capable de faire la différence entre sa vie et le tournage, celui-ci lui a tiré beaucoup d'énergie. « À la fin de chaque journée, j'étais vraiment fatiguée. Sur le plateau, on blaguait en disant: ˝Ah! Une autre scène triste˝. Et c'est vrai qu'il en a beaucoup! »
Celle que l'on a vue dans C.A. et Bordeline souligne que la présence de Zack Braff sur le plateau a rendu l'équipe de production nerveuse. Elle considère que même s'il vient d'un «autre monde», travailler avec lui est plus qu'agréable. «De toute façon, j'essaie de ne pas me laisser impressionner. L'important, c'est la relation de personne à personne. On joue ensemble. On fait le meilleur travail possible ensemble.»
Montréal, source d'inspiration
Si d'autres écrivent des scénarios avec des acteurs en tête, Deborah Chow a écrit le sien pour une ville particulière: Montréal. «J'ai étudié à McGill, puis je suis allée habiter à New York. Je savais que j'allais revenir [à Montréal] pour mon premier film. Le point de départ de l'histoire, c'est la ville. Je n'avais jamais vu de films qui représentaient réellement l'expérience que moi j'en avais eue.»
Cette expérience, c'est celle d'une ville cosmopolite et animée, d'une ville où les anglophones côtoient les francophones. C'est pourquoi le film The High Cost of Living, ne se déroule pas entièrement dans la langue de Shakespeare. Deborah Chow affirme qu'il aurait été impensable d'écrire un film, dont l'action se déroulerait à Montréal, seulement en anglais. «Ça aurait été un non-sens. Les gens parlent français dans la rue, à l'épicerie. C'est un film qui dépeint cet aspect social, mais qui ne propose pas de critique politique.»
Le film sortira-t-il à temps pour le prochain Festival de Cannes? Deborah Chow estime que non. Mais elle n'écarte pas la possibilité d'aller au festival de Sundance en 2011.
Les photos prises par la photographe Catherine Landry:
© Showbizz.net
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Le site de la photographe Catherine Landry
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